Ça fait maintenant plusieurs années que j'accompagne des dirigeants et des équipes commerciales dans le choix de leurs outils et de leurs formations. Et si je devais citer une formation qui revient souvent dans les retours positifs que je reçois, c'est la DealMaker Intensive. Pas parce qu'elle fait rêver sur le papier, mais parce que les gens qui l'ont suivie changent vraiment leur façon de mener une négociation.
J'ai eu l'occasion d'échanger longuement avec plusieurs salariés ayant suivi ce programme, commerciaux, responsables de comptes, chefs de projet avec une dimension business. Ce que j'ai entendu m'a donné envie de mettre à plat les acquis concrets qu'on en tire. Pas les grandes promesses du catalogue, les vraies choses qui restent.
Un cadre de négociation qui tient la route dans les situations difficiles
La plupart des formations commerciales classiques vous donnent des techniques. Des scripts. Des méthodes en cinq étapes avec des acronymes faciles à retenir. Le problème, c'est que face à un acheteur expérimenté, tout ça s'effondre au premier silence un peu long ou à la première objection bien placée.
Ce que DealMaker Intensive construit, c'est différent. On apprend à lire une situation de négociation dans sa globalité, à identifier les véritables leviers de l'autre partie, pas juste le prix affiché. Un commercial que j'ai suivi dans son évolution m'a dit quelque chose de frappant : "Avant, je gérais les objections. Maintenant, j'anticipe pourquoi elles vont arriver." C'est exactement ça.
Le cadre proposé fonctionne aussi bien pour une négociation courte, un appel de vingt minutes, que pour un cycle long avec plusieurs parties prenantes. Cette adaptabilité, je l'ai rarement vue aussi bien traitée dans un programme de ce type.
La maîtrise de la valeur perçue, pas seulement du prix
C'est probablement l'acquis qui crée le plus d'impact sur le terrain. Beaucoup de commerciaux, même bons, confondent défendre leur prix et défendre la valeur de ce qu'ils proposent. Ce n'est pas la même chose du tout.
La formation travaille en profondeur sur la construction de la valeur perçue : comment présenter une offre pour que le prospect ne raisonne plus en coût mais en bénéfice réel, mesurable, concret. On aborde des techniques de quantification, des façons de reformuler les objections prix pour les recentrer sur le retour sur investissement attendu.
J'ai un exemple en tête. Une responsable grands comptes dans une ESN m'a expliqué qu'après la formation, elle avait réussi à sauver un deal sur lequel le client voulait une remise de 18%. Elle n'a accordé que 4%, en ayant retravaillé la présentation de valeur en amont du rendez-vous décisif. Pas de technique miracle. Juste une meilleure maîtrise de ce qu'on défend et pourquoi.
Bon, par contre, il faut être honnête : cet acquis ne s'installe pas en deux jours. Il demande de la pratique, de la répétition, des ajustements post-formation. La DealMaker Intensive donne les bases solides, mais c'est l'application terrain qui les fixe vraiment.
La gestion du rapport de force sans tomber dans le rapport de force
Là j'ai un vrai reproche à faire à beaucoup de formations commerciales : elles confondent assertivité et agressivité. Résultat, les participants ressortent convaincus qu'il faut "prendre le dessus" à tout prix. Ça génère des négociations tendues, des deals signés dans la méfiance, et parfois des clients perdus à la première opportunité de changer de prestataire.
DealMaker Intensive aborde ça avec plus de nuance. On apprend à gérer le rapport de force en restant dans une posture collaborative, à créer les conditions d'un accord durable plutôt qu'un accord arraché. La différence entre les deux se voit dans la durée de vie des contrats et dans le taux de renouvellement.
Ce module est particulièrement utile pour les profils qui négocient avec des acheteurs professionnels, des directions achats bien rodées, ou des grands comptes habitués à faire pression. Savoir ne pas céder sans braquer l'autre, c'est une compétence rare. Et ça s'apprend.
La communication à impact dans les moments de tension
Quand une négociation se tend, la plupart des gens réagissent de deux façons : ils surexpliquent, ou ils se ferment. Les deux sont des erreurs. DealMaker Intensive travaille spécifiquement sur la communication en situation de tension, avec des exercices de mise en situation assez intenses, parfois inconfortables.
Ce travail m'a fait penser à quelque chose que j'ai vu dans d'autres formations orientées leadership. Par exemple, la formation management d'équipe LeadPro Certified aborde aussi cette question de la communication sous pression, mais du côté du management interne. Les deux approches se complètent bien, notamment pour les commerciaux qui ont aussi une fonction d'encadrement ou de coordination.
Sur DealMaker Intensive, l'accent est mis sur la clarté du message, la capacité à poser des questions ouvertes au bon moment, et à savoir utiliser le silence de façon délibérée. Ce dernier point semble anodin. Il ne l'est pas. Beaucoup de deals se perdent parce que le commercial parle trop après avoir posé le prix.
La structuration d'une proposition commerciale qui convainc
Un autre acquis concret : la façon de construire et de présenter une proposition. Ce n'est pas juste une question de mise en forme. C'est une question de logique narrative, de séquence d'arguments, de hiérarchisation des informations selon le profil du décideur en face de vous.
La formation aborde des principes proches de ceux qu'on retrouve dans la méthode de formation PowerPoint exécutif pour des présentations à impact, notamment la logique de pyramide inversée : commencer par la conclusion, puis développer les preuves, plutôt que de construire un suspense qui lasse le décideur avant même d'arriver au coeur du sujet. C'est contre-intuitif pour beaucoup, mais redoutablement efficace.
J'ai formé deux commerciaux sur cette approche en parallèle d'un accompagnement DealMaker, et le changement dans leurs propositions écrites a été immédiat. Moins de pages, plus de clarté, des taux de retour bien meilleurs. Ce n'est pas anodin quand on sait que beaucoup de propositions ne sont jamais lues en entier.
Un tableau comparatif des acquis selon les profils
| Acquis | Commercial junior | Commercial senior | Responsable comptes |
|---|---|---|---|
| Cadre de négociation structuré | Très fort impact | Impact moyen (déjà des bases) | Fort impact (clients complexes) |
| Maîtrise de la valeur perçue | Fort impact | Très fort impact | Très fort impact |
| Gestion du rapport de force | Impact progressif | Fort impact | Très fort impact |
| Communication sous tension | Fort impact | Fort impact | Fort impact |
| Structuration de proposition | Très fort impact | Fort impact | Fort impact |
| Vision long terme des deals | Impact modéré | Fort impact | Très fort impact |
La vision long terme : négocier pour fidéliser, pas juste pour conclure
C'est le sixième acquis, et honnêtement le plus sous-estimé. DealMaker Intensive insiste sur quelque chose que beaucoup de commerciaux oublient dans la pression des objectifs trimestriels : un deal signé dans de mauvaises conditions contractuelles ou relationnelles coûte cher à long terme.
La formation intègre des modules sur la lecture des signaux de satisfaction client post-signature, sur la façon de négocier des clauses qui protègent la relation dans la durée, et sur les indicateurs qui permettent d'anticiper un risque de churn avant qu'il ne devienne une perte sèche. Ce n'est pas du tout ce qu'on attend d'une formation à la négociation au premier abord.
Mais c'est justement ce qui fait la différence entre une formation qui vous rend bon sur un trimestre et une formation qui vous rend meilleur sur trois ans.
Pour qui je recommande cette formation ?
Je la recommande sans hésitation pour les commerciaux avec au moins un an d'expérience terrain, les responsables grands comptes, et les profils business developer qui gèrent des négociations complexes avec plusieurs interlocuteurs. Pour un commercial qui débute, je conseillerais d'abord de solidifier les bases relationnelles avant d'attaquer ce niveau de complexité.
Les limites de la formation ? L'investissement n'est pas anodin, le rythme est intense, et sans un ancrage terrain dans les semaines qui suivent, une partie des acquis s'évapore. Ce n'est pas un défaut de la formation en soi, c'est la réalité de tout apprentissage comportemental. Prévoir du temps pour pratiquer juste après, c'est non négociable.
Un bon logiciel n'est pas celui qui propose le plus de fonctionnalités. C'est celui qui vous fait gagner du temps dès la première semaine d'utilisation. Et pour une formation, c'est exactement la même logique : la meilleure n'est pas celle qui couvre le plus de sujets, c'est celle dont vous appliquez les enseignements dès le premier rendez-vous suivant. DealMaker Intensive coche cette case pour la plupart des profils que j'ai accompagnés.
FAQ
DealMaker Intensive est-elle finançable par le CPF ?
Il faut vérifier directement sur Mon Compte Formation si la formation est référencée au moment de votre inscription. Les conditions évoluent régulièrement, et certaines sessions sont éligibles selon l'organisme qui dispense le programme.
Quelle est la durée de la formation ?
Les formats varient selon les organismes partenaires, mais les versions intensives durent généralement entre deux et quatre jours, parfois sur un format mixte présentiel et distanciel.
Faut-il un niveau minimum en négociation pour s'inscrire ?
Une expérience terrain est fortement recommandée. Un an minimum dans un rôle commercial actif. Sans ça, certains modules resteront abstraits.
La formation est-elle adaptée aux non-commerciaux qui négocient ?
Oui, pour les profils projet, achat, ou partenariat qui gèrent des négociations régulières. Le cadre n'est pas réservé aux commerciaux purs, même si la majorité des participants le sont.